La cassure (extrait)

sans-emploi

Une rose rouge reprend vie. La pierre est froide même si elle respire. Les murs s’érigent comme des barreaux, mais l’intelligence sensible encore séduit même si le corps trompé s’ennuie.

Les promesses des illusionnistes fortifient toutes les vulnérabilités à proximité de l’usine du mal. On vend du rêve et du chimique pour construire les maisons des plus violents.

L’ignorance gicle comme l’encre de l’agonie avec laquelle les associés du drame signent rapidement des condamnations. Les mensonges auront semé les graines des récoltes mutantes de demain.

Des briques de haine s’empilent, c’est pour construire des abris aux moutons. On conte les tromperies et on se cache, on oublie qu’on pourrait aussi être surpris et punis comme des inconnus connus.

On a perdu le nord en croyant qu’un serment dénaturé aveuglerait éternellement les plus pauvres, les plus seuls. C’est une cassure cette insouciance, cette violence déguisée et si franche.

Avec du bling, on brille. La folie des grandeurs n’est parfois que folie avant la gifle du revers de la médaille. Après les honneurs illusoires, on tombe avec l’âge, on tombe aussi avec la maladie.

La cassure est profonde et définitive.

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